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- Révision
- Notions de base sur les graphes
- Rappel des propriétés des grands graphes de terrain (un peu de théorie)
- Exemples d’application:
- Les réseaux économiques (CAC 40)
- La propagation des épidémies
- Les relations entre maladies
- Internet (pour mémoire)
- Intérêt: comprendre, prévoir, agir
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- De récentes avancées dans le domaine des systèmes complexes ont fait
ressortir le rôle central que jouent les graphes dans de nombreux
phénomènes. Ces grands graphes permettent de modéliser les interactions
entre les différents acteurs de ces phénomènes complexes.
- De manière surprenante ces graphes, appelés grands graphes de terrain ou
complex networks, possèdent des propriétés structurelles non triviales
communes qui ont fait l'objet de nombreuses et récentes études. Ces
propriétés communes permettent d'envisager une nouvelle algorithmique
des grands graphes de terrain. Les avancées qui en découlent ont des
applications potentielles dans les divers domaines concernés.
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- Avant de rappeler les propriétés des grands graphes de terrain, les
notions de base sont illustrées par deux exemples simples (« triviaux »)
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- Graphe régulier
- Graphe « petit mondisé »
- NB: Les définitions de bas sur les graphes sont rappelées en annexe
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- Les grands (*) graphes de terrain rencontrés dans différentes
disciplines sont très différents des graphes réguliers. Ils ont des caractéristiques
communes, en particulier :
- un faible degré moyen et une forte hétérogénéité des degrés : distribution
de puissance des degrés des sommets ;
- des chemins courts entre tous les sommets. C’est la propriété du petit
monde ;
- une faible densité globale couplée à une forte densité locale : on
parle de clustering ;
- NB: Distribution de puissance et Petit Monde sont des propriétés liées
- (*) Grands graphes: Internet: ~ 20 000 AS, 180 106 sites;
cerveau: 1012 neurones
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- d (individus) = 6 (Milgram)
- d (IP) = 15 (réseau
physique d’Internet)
- d (WWW) = 21 (Liens
hypertexte entre pages du WEB)
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- Plusieurs modèles ont été imaginés pour simuler la constitution de
graphes de terrain:
- Génération aléatoire (Watts et Strogatz) ;
- Rattachement préférentiel « les riches deviennent plus riches »: ce
mécanisme explique la création de réseaux « petit monde », par exemple
le réseau physique d’Internet ;
- Phénomène de percolation: effet de seuil pour la connectivité ;
- Les propriétés des graphes de terrain peuvent être considérées comme une
émergence résultant des interactions élémentaires entre les sommets.
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- On distingue :
- Panne = suppression de sommets au hasard
- Attaque = suppression de sommets choisis (par exemple des sommets d’AS
de niveau 1).
- Une panne peut être considérée comme une « percolation à l’envers »
- Par exemple, Internet est résistant aux pannes et sensible aux attaques
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- Les réseaux sociaux. Ils constituent un champ d'application ancien et
important dans lequel les acteurs sont des individus ou entités sociales
(associations, entreprises, pays, etc). Les liens entre eux peuvent être
de différentes natures :
- les réseaux de connaissance (deux individus sont reliés s'ils se
connaissent),
- les réseaux de contact physique (deux individus sont reliés s'ils ont
été physiquement en contact),
- les réseaux de collaboration (deux individus sont reliés s'ils ont
travaillé ensemble, en particulier de nombreux travaux ont étudié les
collaborations scientifiques,
- les réseaux d'appels téléphoniques (deux individus ou numéros de
téléphones sont reliés s'il y a eu un appel entre eux),
- les réseaux d'échanges (deux entités sont reliées si elles ont échangé
un fichier ou un courrier électronique par exemple), etc.
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- Les réseaux biologiques. Il en existe plusieurs types parmi lesquels
nous pouvons citer:
- les réseaux métaboliques (les sommets sont des gènes ou des protéines
qui sont liés par leurs interactions chimiques),
- les réseaux de neurones (chaque neurone est connecté à plusieurs autres
neurones),
- les réseaux trophiques (les espèces d'un écosystème sont reliées pour
représenter les chaînes alimentaires).
- Les réseaux d'infrastructure. Ils représentent des connections
matérielles entre objets distribués dans un espace géographique. Nous
pouvons citer
- les réseaux de transport (routes entre villes ou liaisons aériennes
entre aéroports),
- les réseaux de distribution électrique (câbles entre les lieux de
production et de consommation)
- le réseau physique de l'Internet (câbles entre ordinateurs).
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- Les réseaux d'information. Ils représentent des liens abstraits de
référencement entre des supports d'information. Parmi eux :
- les réseaux de citation d'articles
- les graphes du Web (les sommets sont des pages Web liées par des liens
hypertextes.
- Les réseaux linguistiques.
- Ils relient les mots d'un langage donné et regroupent entre autres les
réseaux des synonymie (deux mots sont reliés s'ils sont synonymes),
- les réseaux de co-occurrences (deux mots sont reliés s'ils apparaissent
dans une même phrase d'un ouvrage),
- les réseaux de dictionnaires (deux mots sont liés si l'un est utilisé
dans la définition de l'autre).
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- Les petits mondes constituent un bon modèle pour étudier la propagation
d'influences à travers un réseau. Par exemple, ces influences peuvent
être des épidémies se propageant au sein d'une population ou des virus
informatiques diffusés par messages électroniques. On distingue en
général deux modes de propagation :
- Mode SIR (Susceptible, Infected, Removed) : dans ce mode lorsqu'un
individu a été infecté, il est ensuite retiré du réseau. Ex: maladies ;
- Mode SIS (Susceptible, Infected, Susceptible) : dans ce mode les
individus guérissent de la maladie et sont à nouveau susceptibles de
l'attraper. Ex: virus informatiques ;
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- Pour la science :
- Comprendre et théoriser
- Modéliser, prévoir
- Agir :
- Algorithmes
- Fiabilisation
- Épidémiologie
- Interactions biologiques
- Etc.
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- Définitions des graphes
- Rappel : cas d’Internet
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- Un graphe est composé de n sommets et de m arêtes ;
- L’ordre du graphe n est le nombre de sommets présents dans le graphe ;
- Le degré k d’un sommet est le nombre d’arêtes dont ce sommet est une
extrémité ;
- La longueur d’une chaîne est le nombre d’arêtes qui la composent ;
- La distance d entre deux sommets est la plus courte longueur des chaînes
qui la relient. La moyenne de ces distances est la longueur
caractéristique L ;
- Le diamètre D d’un graphe est la plus grande distance entre deux sommets
;
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- degré moyen d’un graphe:
- k=2m/n
- densité d’un grand graphe : proportion de m par rapport au nombre total
possible mmax=n(n-1)/2:
- δ=m/mmax = 2m/(n(n-1))
- connexité d’un graphe: un graphe est complet si deux nœuds quelconques
peuvent être reliés par une chaîne ;
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