|
1
|
- Section 5 : Conséquences philosophiques, Mathématiques et complexité,
Lexique
|
|
2
|
- Section 1
- Objectif de ce document
- Résumé
- Les systèmes complexes
- Section 2
- Propriétés des systèmes complexes
- Lois des systèmes complexes adaptatifs
- Section 3
- Section 4
- Section 5
- Conséquences philosophiques
- Mathématiques et complexité
- Lexique
|
|
3
|
- Les progrès des sciences de la complexité notamment dans les domaines de
la biologie, de la sociologie, des neurosciences… interpellent les
philosophes :
- Interrogations ontologiques sur le phénomène d’émergence, la vie et la
conscience : matérialisme, émergentisme ?
- Imprévisibilité de l’évolution des systèmes complexes biologiques,
sociaux économiques ?
- L’évolution d’un système est elle prédéterminée ? Déterminisme ou
indéterminisme ?
- Incertitude des causalités ? Est-il possible de déterminer les causes
qui ont orienté l’évolution d’un système ?
- Les systèmes complexes ont-ils finalité ? Téléologie et téléonomie.
|
|
4
|
- Matérialisme
- Doctrine qui affirme que :
- Tous les phénomènes, y compris les phénomènes* ontologiques tels que la
vie, la conscience sont des émanations de la matière**. Ils sont le
résultat d’interactions entre des éléments matériels
- Tous les phénomènes sont régis par les lois de la physique et de la
complexité
- La science permettra
d’approfondir les causalités liées à la conscience
- Définitions :
- * Phénomène : ce qui est perçu par l’homme dans la nature y compris
dans le domaine du mental, par exemple les pensées, la conscience
- ** Ici, matière inclut toutes les entités physiques observables y
compris, par exemple l’énergie, les forces, les ondes
électromagnétiques…
|
|
5
|
- Emergentisme
- Doctrine du phénomène d’émergence qui concerne particulièrement les
phénomènes ontologiques tels que la vie, la conscience :
- Parallèle entre émergentisme et matérialisme :
- Point commun.
- Les émergentistes et les matérialistes affirment que les phénomènes
ontologiques tels que la vie, la conscience sont des émergences d’un
« tout » constitué d’éléments matériels en interaction en
conformité avec la définition dans ce document. Ce « tout » peut être
appelé système complexe, couches inférieures.
- Divergence.
- Mais les émergentistes affirment que les phénomènes ontologiques tels
que la vie et la conscience ne relèvent pas des sciences développées
par l’homme. Il est donc définitivement impossible pour l’homme
d’établir des liens entre ces émergences et les propriétés du «
tout » d’où elles émanent quels que soient les progrès
scientifiques.
|
|
6
|
- Emergence forte
- Pour les protagoniste du concept d’émergence forte une émergence
produite par un système est forte si la science ne permet pas,
durablement ou définitivement, d’en expliquer la genèse; par exemple les
phénomènes ontologiques de la conscience ou de la vie.
- Le concept d’émergence forte est supporté par certains philosophes,
rarement par scientifiques.
- La doctrine de l’émergentisme est fondée sur l’existence d’émergences
fortes qui transcendent
définitivement la science
- L’émergentisme et le concept d’émergence forte sont en opposition avec
la matérialisme qui affirme que tous les phénomènes, y compris la vie et
la conscience, sont réductibles à la matière et aux lois de la science.
|
|
7
|
- Pourquoi ?
- Complexité du réseau des interactions avec de nombreuses boucles de
feedback
- Extrême sensibilité aux conditions initiales
- Difficulté à prévoir aggravée par
- Complexité des règles de comportements des acteurs en fonctions de
stimuli reçus
- évolution des règles de comportement des acteurs en fonction de leur
vécu (stimuli émis et reçus, temps écoulé)
- Imprévisibilité à long terme
- Impossibilité de prévoir les évolutions à long terme des systèmes
complexes adaptatifs par exemple les civilisations, les systèmes
économiques, les villes, les écosystèmes…
- Les interventions des hommes peuvent avoir des impacts tout à fait
différents des objectifs visés
- Cependant les progrès des sciences de la complexité permettent de
circonscrire les domaines vers lesquels un système peut évoluer : par
exemple, une société restera un « small world », aura des
distributions statistiques en loi de puissance.
|
|
8
|
- Pourquoi ?
- Réseau des causes non linéaire et en boucle, souvent multi bouclé
- Interactions entre les causes avec des effets d‘amplification et
d’atténuation
- Incertitude des causalités
- Impossibilité d’identifier les causes premières d’une situation
observée,
- exemple : causes endogènes de l’essor ou du déclin relatif d’une
civilisation (Chine, monde musulman, Europe, Amérique…)
- Rôle des peuples et des « grands hommes » dans les
bifurcations de l’histoire
- Il est par contre possible d’identifier l’impact des causes exogènes majeures,
par exemple les catastrophes naturelles.
|
|
9
|
- Doctrine qui affirme que l’évolution d’un système n’est pas prédéfinie.
- Plusieurs systèmes strictement identiques quant à leurs conditions
initiales et leurs environnements pourraient suivre des trajectoires
différentes
- Doctrine non falsifiable parce qu’il est impossible de réaliser
l’expérience des plusieurs systèmes identiques en raison :
- du très grand nombres des paramètres qui définissent les conditions
initiales et environnementales. Sont-il dénombrables ?
- des exigences de précision sur ces paramètres
- Les récents progrès scientifiques notamment dans la mécanique quantique
renforcent l’indéterminisme
|
|
10
|
- Relation entre prévisibilité et déterminisme
- Un système peut être déterministe et imprévisible
- Il ne peut pas être Indéterministe et prévisible
- Il est courant de dire que nous sommes entrés dans une pensée dominée
par l’incertitude
- Principe d’incertitudes (Heisenberg)
- Dualité onde/ corpuscule (de Broglie)
- Théorèmes d’incertitude (Gödel)
- Théorie du chaos (Poincaré)
|
|
11
|
- Le holisme affirme que pour étudier un système il faut avoir une vision
globale et simultanée de l’ensemble de ses éléments et des interactions
entre ces éléments
- Le tout d’un système est plus que la somme de ses éléments à cause du
rôle majeur des interactions qui doivent être étudiées dans leur
ensemble
- Le holisme est opposé au réductionnisme qui affirme que l’on peut
étudier un système en analysant séparément chacun de ses composants
(Descartes)
- Les systèmes complexes adaptatifs relèvent du holisme (systèmes
biologique, sociaux, écologique, économique…)
- La systémique (Bertalanffy) est la discipline scientifique de l’étude holistique
des systèmes
|
|
12
|
- Définition
- A) Discipline d’étude de la finalité d’un système voulue par :
- Les concepteurs du système
- Les agents acteurs du système
- B) Doctrine qui explique le comportement d’un système par sa finalité.
Exemple :
- Expliquer l’évolution d’un écosystème animalier par la théorie de la
lutte de chaque espèce pour sa survie et son développement
- Expliquer l’évolution du vivant par des interventions divines ou
l’exégèse de textes sacrés relève de la théologie, pas de la science
|
|
13
|
- La téléonomie est la finalité apparente des systèmes complexes
adaptatifs qui est « construite » inconsciemment de bas en
haut par ses acteurs ou agents
- Un système téléonomique ne fonctionne pas en vertu de causes finales
alors qu’il en donne l’impression
- Les SCA sans agent cognitif (éco-systèmes végétaux, animaux,
biologiques…) relèvent de la téléonomie. Exemple : une fourmilière
- Un SCA relève de la téléonomie plutôt que de la téléologie si :
- ses agents cognitifs agissent par réflexe
- sa finalité apparente est très différente des finalités voulues pas ses
agents cognitifs
- Exemple : on peut dire que la théorie de la
« main invisible » d’Adam Smith relève de la téléonomie
- Un Système Complexe relève de la téléologie si sa finalité est voulue
par ses agents cognitifs
- Exemple : système social de la communauté linux
- Le mot « téléonomie » a été créé par le biologiste Jacques
Monod pour définir ce type de finalité par opposition à la téléologie
qui traite de la finalité voulue par les acteurs ou concepteurs du
système
|
|
14
|
- Contributions à l’étude des systèmes complexes
|
|
15
|
- Mathématiques mal adaptées à l’étude de la majorité des systèmes
complexes, notamment des systèmes complexes adaptatifs, à cause des
difficultés de mise en équation :
- Variété des agents et de leurs règles de comportement
- Evolution des règles de comportement des agents en fonction de leur
vécu (historique des stimuli émis et reçus)
- Non linéarité des règles de comportement
- Mathématiques utiles dans les cas suivants :
- Règles de comportement des agent simples et non évolutives
- Loi de probabilité parce que très grand nombre d’agents
- Exemple : les gaz (molécules =
agent)
- Equations possibles, pas forcément solubles, parce que très petit
nombre d’agents
- Exemple : Problème des 3 corps
|
|
16
|
- Théorie du chaos
- Les mathématiques ont permis de définir les propriétés générales des
systèmes qui relèvent de la théorie du chaos :
- Sensibilité aux conditions initiales
- Bassin d’attraction
- Tous les systèmes complexes adaptatifs relèvent de la théorie du chaos
|
|
17
|
- Des objets d’une grande complexité peuvent être créés à partir d’objets
extrêmement simples :
- Mandelbrot set
- Z(enxt) = Z2 + C (Z nombre complexe)
- Suite de Fibonacci
- N(enxt) = Np + Np-1 : 0, 1, 1, 2, 3,
5, 8, 13, 21, 34, 55…
- La pomme de pin a 21 spirales dans un sens et de l'autre, 34
dans l’autre. Ces deux nombres sont 2 voisins de la suite
de Fibonacci
|
|
18
|
- Suite logistique
- En mathématiques, une suite logistique est un exemple simple de suite
dont la récurrence n'est pas linéaire
- Sa relation de récurrence est X(n+1) = mXn (1-Xn)
- Elle conduit, suivant les valeurs de μ, à une suite
convergente,
une suite soumise à oscillations ou une suite chaotique
|
|
19
|
- Génération : 1 ð je vois 1
1 ð je vois 2 1 ð je vois 1 2 1 1
- Les principales propriétés de cette suite sont :
- La suite ne comporte pas de chiffres > 3
- Les termes de la suite possèdent un nombre pair de chiffres, sauf le
terme initial
- Les termes se terminent par 11 si impairs et par 21 si pairs , sauf le
terme initial
- En moyenne, les termes de la suite possèdent 50% de chiffres 1, 31% de
2 et 19% de 3
- Le nombre de chiffres du nème terme de la suite est
proportionnel à λn, où λ = 1,303577269 appelée constante de
Conway. Plus précisément, si on note Ln le nombre de chiffre
du nème terme de la suite, alors : l = limn ® ¥ de Ln+1 / Ln
|
|
20
|
- Système
- Ensemble
- Holisme
- Organisation
- Téléonomie
- Téléologie
- Diachronique / synchronique
- Autopoïèse
- Dialectique
- Dialogique
- Récursion
- Rétroaction (feedback)
- Hologrammatique
|
|
21
|
- Organisation (La Méthode – Edgar Morin)
- Manière dont les différents organes ou parties d’un système complexe
(société, être vivant, écosystème…) sont structurés, agencés
- L’organisation :
- Produit des qualités inconnues au niveau des composants ou individus
d’un système.
- Lie de façon interrelationnelle des éléments ou événements ou
individus divers qui dès lors deviennent les composants d’un tout.
- Assure au système une certaine possibilité de durée en dépit de
perturbations aléatoires.
- Donc : transforme, produit, relie, maintient.
- ð L'organisation, la chose
organisée, le produit de cette organisation et l'organisant sont
inséparables
|
|
22
|
- D’après E. Morin
- Le principe dialogique unit deux principes ou notions antagonistes, qui
apparemment devraient se repousser l'un l'autre, mais qui sont
indissociables et indispensables pour comprendre une même réalité.
- Le physicien Niels Bohr a reconnu la nécessité de penser les particules
physiques à la fois comme corpuscules et comme ondes.
- Blaise Pascal avait dit : «Le contraire d'une vérité n'est pas
l'erreur, mais une vérité contraire» ; Bohr le traduit à sa façon : «Le
contraire d'une vérité triviale est une erreur stupide, mais le
contraire d'une vérité profonde est toujours une autre vérité
profonde.»
- Le problème est d'unir des notions antagonistes pour penser les
processus organisateurs et créateurs dans le monde complexe de la vie
et de l'histoire humaine…
|
|
23
|
- Principe de récursion organisationnelle (E. Morin)
- Dépasse la notion de régulation par rétroaction (feedback) pour celle
d'autoproduction et auto-organisation.
- Boucle génératrice dans laquelle les produits et les effets sont
eux-mêmes producteurs et causateurs de ce qui les produit.
- Ainsi, nous individus, sommes les produits d'un système de reproduction
issu du fond des âges, mais ce système ne peut se reproduire que si
nous-mêmes en devenons les producteurs en nous accouplant.
- Les individus humains produisent la société dans et par leurs
interactions, mais la société, en tant que tout émergeant, produit
l'humanité de ces individus en leur apportant le langage et la culture.
- 9-4) Téléologie
|
|
24
|
- Téléologie (d’après wikipedia.org)
- Étude philosophique des objectifs et de la finalité des systèmes
naturels ou créés par l’homme.
- Étude philosophique de l’évolution et de la finalité des écosystèmes
(biologiques, végétaux, animaux ou sociaux)
- Étude philosophique et sociologique de l’évolution et de la finalité du
réseau social de l’Internet
- Explication du comportement d’un système par sa finalité
- La théorie du “gène égoiste” pour expliquer le comportement des espèces
dans un ecosystème
- Rejet d’une hypothèse scientifique par la fameuse phrase « Dieu ne
joue pas aux dés »
- Doctrine qui affirme que tout a été conçu par Dieu
|
|
25
|
- Téléonomie (d’après Jacques Monod, Henri Atlan, wikipedia.org )
- La téléonomie est l’étude de la finalité apparente d’un système qui est
« construite » inconsciemment de bas en haut par ses acteurs
ou agents.
- Un système téléonomique ne fonctionne pas en vertu de causes finales
alors qu’il en donne l’impression. Son fonctionnement est piloté par :
- Les interactions et rétroactions de ses agents entre eux et avec leur
environnement
- Les règles de comportement des agents en fonction des stimuli transmis
par les interactions. Ces règles évoluent sous l’effet de ces stimuli.
- La téléonomie a été promue par le biologiste Jacques Monod de
préférence à la téléologie ou au finalisme au sujet de la finalité
apparente des systèmes complexes, particulièrement des systèmes
complexes adaptatifs.
- La théorie de la « main invisible » d’Adam Smith relève de la
téléonomie :
- Chaque agent économique agit dans son propre intérêt.
- Le résultat final apparent est le bien collectif.
- Dans le langage des sciences de la complexité les finalités apparentes
ou trajectoire d’évolution des systèmes complexes sont exprimées en
termes d’attracteurs, de bassin d’attraction, de bifurcation, de point
de basculement.
|
|
26
|
- La théorie de la « main invisible » d’Adam Smith relève de la
téléonomie :
- Chaque agent économique agit dans son propre intérêt.
- Le résultat final apparent est le bien collectif.
- Dans le langage des sciences de la complexité les finalités apparentes
ou trajectoire d’évolution des systèmes complexes sont exprimées en
termes de :
- attracteurs,
- bassin d’attraction,
- bifurcation,
- point de basculement.
- Le domaine de la téléologie est un sous-ensemble de la téléonomie
|
|
27
|
- Un système est constitué d’éléments, réels ou abstraits, en interaction,
qui forment un tout intégré.
- Le mot a été promu à partir de 1950 par le biologiste théoricien L. Von
Bertalanffy pour rendre compte
dans le même langage :
- des systèmes artificiels (ou mécaniques) fermés disait-il
- des systèmes naturels (biologiques ou ouverts) qui communiquent avec
l’extérieur.
- Un système est défini en précisant :
- Les éléments à l’intérieur du système
- Les éléments à l’extérieur du système (frontière)
- Les relations entre les éléments
- On le présente aisément sous sa forme canonique : représenter un
phénomène perçu complexe en posant les 4 questions inséparables :
- il fait quoi ? - dans quoi
? - pour quoi ? - devenant quoi ?
- autrement dit en interrogeant les interrelations qui le constituent
|
|
28
|
- La vie artificielle est une création de l’homme inspirée de l’étude des
systèmes vivants sous les formes de programmes informatiques, de robots…
- Jusqu’à présent les tentatives de création de vies artificielle
biologiques ont échoué
- J. Doyne Farmer propose en 1990 une liste de critères pour déterminer si
un système est vivant ou non :
- La vie est une structure dans l'espace-temps, plutôt qu'un objet
matériel spécifique.
- La vie implique un mécanisme d'autoreproduction.
- Un être vivant comprend une description de lui-même qu'il utilise pour
se reproduire.
- Une être vivant possède un métabolisme qui convertit la matière ou
l'énergie de l'environnement dans les formes et les fonctions utiles à
l'organisme.
- Une être vivant interagit fonctionnellement avec son environnement.
- Un être vivant est composé d'un ensemble de structures interdépendantes
qui constituent son identité.
- Une forme vivante reste stable malgré les perturbations dues à
l'environnement.
- Les être vivants ont une capacité d'évolution au niveau des générations
successives de l'espèce.
|
|
29
|
|
|
30
|
|
|
31
|
|
|
32
|
|
|
33
|
|
|
34
|
|