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- Section 1
- Objectif de ce document
- Résumé
- Les systèmes complexes
- Section 2
- Propriétés des systèmes complexes
- Lois des systèmes complexes adaptatifs
- Section 3
- Section 4
- Section 5
- Conséquences philosophiques
- Mathématiques et complexité
- Lexique
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- La modélisation multi-agents d’un système permet de simuler son
évolution à partir de ses éléments appelés agents :
- Interactions entre les agents
- Règles de comportement des agents en fonction des interactions
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- Calcul par itérations successives des évolutions d’un système
- L’état du système à l’instant « ti+1» est calculé en
fonction de l’état à l’instant « ti »
- Chaque calcul d’un nouvel état concerne :
- Les agents, notamment leurs
propres règles de fonctionnement qui peuvent évoluer
- Les stimuli émis par les agents et les environnements
- Les environnements (par exemple ressources disponibles dans un
écosystème)
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- Analyse et prévision :
- du comportement dynamique d’un système
- des émergences
- Identification des interventions dans un système permettant d’obtenir
les évolutions et émergences souhaitées :
- Ajout ou suppression d’agents
- Modification des règles de comportement des agents (sensibilité à des
stimuli…)
- Modification de l’environnement
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- Démonstration de simulation basée sur des agents
- Processus de ségrégation
- Propagation du Sida en fonction des comportements à risques des
individus
- Rébellion contre une autorité centrale
- Proie prédateur
- Autorégulation de la fréquentation d’un bar (El Farol)
- Feu de forêt
- Simulation de l’évolution de la civilisation Anasazi en fonction des
conditions d’environnement*
- Processus de découverte du chemin le plus court par des fourmis*
- Référence à des cas d’utilisation de la simulation basée sur des agents
- Règles d’attribution des primes aux managers d’une entreprise en vue
l’optimisation globale du busines
- Cheminement des clients dans une grande surface en fonction de
l’organisation des rayons de produits**
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- La simulation basée sur les agents :
- Permet d’étudier le comportement dynamique de nombreux systèmes
complexes de types variés
- Intègre l’ensemble de leurs caractéristiques : réseau des liens
d’interactions des agents entre
eux et avec leur environnement, règles de comportement des agents…
- C’est l’outils roi de l’étude des systèmes complexes adaptatifs qui doit
son essor à l’informatique.
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- Un automate cellulaire consiste en un grille de cellules :
- Chaque cellule peut prendre un nombre fini d’états
- Le nouvel état d’une cellule au temps « t+1 » est fonction de
:
- son état
- des états de cellules voisines
- Le changements d’états sont simultanés pour l’ensemble des cellules
- Une nouvelle génération de cellules est ainsi crée à chaque
« t+1 » en fonction
des états au temps « t »
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- Propriétés
- Outil puissant de simulation multi-agent dans de nombreuses applications
: phénomènes physiques, biologiques, urbanisme, trafic routier…
- Facilité de mise œuvre
- Bien adapté aux situations où les liens d’interaction sont définis par
des relations de proximité spatiale. Par exemple dans un eco-système
les prédateurs attaquent les proies situées à proximité
- Comportements non prédictibles
- Progrès considérables de la théorie des automates cellulaires grâce à
l’informatique
- 6-4-1) Conclusion a/s simulation basée sur agents
- C’est l’outil roi de l’étude des systèmes complexes
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- Un réseau est constitué de nœuds et de liens entre les noeuds
- Clique : groupe de nœuds totalement interconnectés
- Grappe : groupe de nœuds avec de nombreuses interconnexions
- Connecteur : nœud avec un très grand nombre de liens
- Lien faible : établit une relation entre deux grappes
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- Sensibilité à des ruptures ciblées de liens
- La rupture d’un lien ne peut provoquer l’isolement d’un sous-ensemble
du réseau
- L’addition de liens permet d’accroître la résilience du réseau
- Sensibilité à des ruptures ciblées de nœuds
- La suppression d’un nœud connecteur peut avoir un impact important sur
les capacités de propagation
- Sensibilité à des ruptures aléatoires de liens
- Accroissement de la longueur moyenne entre noeuds
- Sensibilité à des suppressions aléatoires de noeuds
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- Réseaux aristocratiques
- certains nœuds possèdent plus de liens que les autres
- Réseaux égalitaires
- peu d’écarts entre le nombre de liens des différents noeuds
- Réseaux aléatoires
- Les liens sont affectés aléatoirement aux nœuds
- Objet d’études théoriques mais rares
dans la nature les systèmes sociaux et le WEB
- Réseaux hiérarchiques
- égalitaires
- longue distance moyenne entre les nœuds
- présents dans les structures sociales hiérarchisées
- sensible à des ruptures de liens ou des suppressions de noeuds
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- Réseaux « Small World de Barabasi »
- aristocratiques
- courte distance moyenne entre les nœuds
- présent partout : biologie, écosystèmes, économie, sociologie,
urbanisme, WEB…
- résistant à des suppressions de liens et des ruptures de noeuds
- Réseaux « small world » de Strogatz et Watts
- égalitaire
- courte distance moyenne entre les nœuds
- un faible % de liens raccourcit fortement la distance moyenne entre les
noeuds
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- « Six degree séparation » : Stanley Milgram
- Transmettre un message
- 160 au hasard vers un Broker de Boston
- ½ à travers 3 connecteurs
- Moins de 6 intermédiaires
- Force de liens faibles (Granavotter) : recherche d’emplois
- 56% contacts personnels
- dont 83% de liens faibles (occasionnels et rares
- Proximité > Similarité = Activités
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- Contribution de la théorie des réseaux à l’étude des systèmes complexes
- Identifier les propriétés du système :
- Propagation des engouements, des maladies contagieuses
- Résilience à des attaques ciblées d’agents
- Résilience à des attaques aléatoires d’agents
- Définir les interventions utiles pour atteindre un objectif :
- Faciliter la propagation d’engouements en développant les propriétés
« small world » au moyen de liens
- Freiner une contagion en inhibant des agents « connecteurs »
- Réduire ainsi les capacités de propagations nuisibles en supprimant des
liens pour fractionner un réseau en plusieurs réseaux
- Mal adaptée à l’étude des comportements dynamiques
- Évolution de la configuration des systèmes : nombres de nœuds (agents)
- Impact des règles de comportement des nœuds (agents)
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- Le processus itératif inspirés des processus d’évolution permet de faire
évoluer des objet en vue d’atteindre des objectifs
- Chaque itération comprend deux étapes :
- Créations de nouveaux objets à partir des objets sélectionnés
- Évaluation et sélection vis-à-vis des objectifs visés
- Terminé ?
- Résultat satisfaisant
- Peu de progression
- Temps imparti épuisé
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- Différentes méthodes :
- Création d’objets
- Reproduction génétique
- Intelligence collective
- Méthodes classiques de création
- Sélection, évaluation :
- Intelligence collective
- Simulation
- Méthodes classiques d’évaluation
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- Les méthodes inspirées des théories de l’évolution permettent de :
- Créer des objets innovants :
- Spécifications techniques (bras de manutention d’un engin spatial de
la NASA)
- Styles, design de produits (design de voitures chez BMW)
- Objets d’art, modes
- Résoudre des problèmes :
- Optimisation de trajets (problème du voyageur de commerce)
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- Les innovations basées sur la méthode itérative de création sélection
peuvent classées en tenant compte des difficultés de :
- création de nouveaux objets
- évaluation et sélection
- Voyageur de commerce :
- Objets créés : trajets
- Sélection facile
- Design d’un produit
- Difficulté de conception
- Difficulté de sélection en vue d’un succès commercial
- Spécification techniques
- création génétique utilisée par la NASA pour concevoir un objet de
manutention
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- Applicable à des types d’objets variés : algorithmes, spécification,
objets d’art…
- Création d’un nouvel objet à partir de deux objets :
- Associer à chaque objet des codes qui le caractérisent (génome)
- Définir un processus de développement des objets à partir de leurs
codes
- Créer le code d’un nouvel objet à partir des codes de deux objets
parents : croisements (coupure et concaténation) des séquences binaires
des codes, éventuellement mutations
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- Intelligence d’une communauté de personnes en interaction :
- Une émergence
- Peut se révéler supérieure à la somme des intelligences de chaque
membre
- Est amplifiée par :
- La dynamique d’acteurs se rassemblant autour de finalités partagées
- Une mutation culturelle : confiance dans la décentralisation
- L’utilisation des NTIC : base de donnée partagée, messagerie,
internet, intranet
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- « n » personnes font un premier parcours d’un labyrinthe
- Elle font un deuxième parcours et obtiennent un temps moyen de parcours
individuel « tmi »
- Un temps collectif « tc» obtenu en prenant à chaque
bifurcation le chemin le plus fréquenté par les « n »
personnes lors du premier parcours
- L’expérience montre que le trajet basé sur des décisions collectives est
plus court, d’autant plus que « n » est grand
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- Assurer l’adéquation et la diversité des profils des membres
- Dans une communauté de « gros calibres » l’adjonction d’un
« calibre moyen » favorise plus l’intelligence collective que
celle d’un gros calibre
- Assurer la contribution de membres
- Créer un système de récompenses
- Éviter les conflits d’intérêt (ex: prévisions de resresponsables
commerciaux)
- Garantir la liberté d’expression
- Éviter les déviations : mon intuition du jugement des autres (bulles
spéculatives)
- Offrir des services informatiques
- Bases de données partagées
- Échanges d’information
- Créer des feedbacks
- Offrir des moyens de mesure des écarts entre les contributions et les
objectifs (exemple panel de consommateurs pour un produit)
- Définir les règles de fonctionnement et les procédures
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- Explication du comportement des systèmes complexes adaptatifs par leurs positionnements
sur l’axe stabilité (ordre) – instabilité (désordre)
- Facteurs agissant sur ce
positionnement :
- Création de liens entre agents : déplacement vers le désordre
- Les agents obéissent à des règles de comportement communes :
déplacement vers l’ordre.
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- Expliquer le comportement d’un système par son positionnement sur l’axe
stabilité / instabilité
- Définir des intervention dans un système pour modifier son comportement
:
- Renforcer la créativité en le positionnant au bord du chaos (entre
stabilité et instabilité)
- Assurer sa stabilité
- Développer le désordre
- Méthodes pour déplacer le positionnement d’un système sur l’axe
stabilité / instabilité. Déplacement vers l’instabilité :
- accroître le nombre et la diversité des liens d’influences sur les
agents
- inhiber une influence dominante
- accroître la diversité des agents
- assouplir les procédures
- Dans certaines situation il est recommandé de laisser faire le tropisme
naturel des système vers le bord du chaos, donc vers la créativité.
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- Équilibre apparent entre facteurs d’ordre et désordre :
- Ordre : forte adhésion des agents contributeurs aux objectifs (produit
linux compétitif)
- Désordre : forte personnalité des contributeurs
- En 10 ans, aucune manifestation de désordre
- Communauté pas figée ; adaptation de l’organisation à :
- Forte croissance des effectifs
- Évolutions du projet
- Évolutions de l’environnement
(Technologie, usages…)
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- Un système relève de la théorie du chaos si son comportement dynamique
est très sensible aux conditions initiales (effet papillon)
- Ces systèmes sont non linéaires : au moins une relation entre une cause
et son effet n’est pas linéaire:
- Cause : stimuli reçus par les agents
- Effet : impact des stimuli sur le comportement des agents
- Tous les systèmes complexes, particulièrement les systèmes complexes
adaptatifs, relèvent de la théorie du chaos.
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- Les systèmes relevant de la théorie du chaos sont :
- Déterministes pour les mathématiciens
- Pratiquement non déterministes pour les physiciens
- Outils mathématiques impuissants dans l’étude des systèmes d’équations
non linéaires
- Progrès considérables grâce à l’informatique
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- Un attracteur (ou bassin
d’attraction) est un domaine de convergence des évolutions d’un système.
Exemples :
- Bille dans un bol : attracteur réduit à un point
- Cours d’eaux dans une vallée : le fond de la vallée
- Pendule sans frottement : arc de cercle
- Un système complexe peut avoir plusieurs attracteurs
- Bifurcation : point de la trajectoire d’un système où un petite cause
peut avoir un impact important sur son évolution, par exemple vers un
attracteur
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- Un attracteur peut être défini au moyen de quelques variables d’un
système choisies en fonction de leur pertinence pour le phénomène
étudié.
- Exemple :
- Un système possède trois variables x(t), y(t) et z(t)
- Une étude d’attracteurs peut être réalisée avec les variables x et y
dans un espace à 2 dimensions
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- Suite de Fageinbaum
- Xn+1= a Xn(Xn+1)
- X variable dynamique
- n temps discret
- a paramètre
- Ex. évolution d’une
population d’une
espèce
- Les variables des systèmes de la théorie du chaos peuvent être :
- Continues. Cas ci-dessus des équations de Lorentz
- Discrètes. : Cas de la suite de
Fageinbaum
- Suite de Fageinbaum (Courbe logistique)
- a < 3 attracteur point fixe
- 3 < a < 3,57 attracteur périodique. Période = 2p .
« p » entier croissant avec a.
- 3,57 < = a <4 attracteur fractal
- Lorsque « a » croît on obtient une évolution de la suite Xn
de la régularité vers le chaos
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- Systèmes qu’il est possible de mettre en équation
- Cas de :
- Certains systèmes des sciences physiques
- Modélisation très simplifiée des systèmes complexes adaptatifs
- L’analyse des équations permet d’étudier :
- Les bassins d’attraction
- Les conditions de basculement, saut d’un basin d’attraction vers un
autre
- La sensibilité aux conditions initiales
- Systèmes qu’il n’est pas possible de mettre en équation :
- Théorie du chaos explique :
- L’existence de plusieurs bassins d’attraction (états de pseudo
équilibre)
- Les instabilités
- L’extrême sensibilité aux conditions initiales
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- Une variable « X » est floue si son appartenance à un ensemble
« A » peut être partielle
- Exemple : Vitesse V
- V >= 100 Kmh appartenance totale à l’ensemble VE des vitesse élevées
- V <= 80 Kmh appartenance
partielle à l’ensemble VE
- V < 80 Kmh aucune appartenance à VE
- Valeurs de X comprise entre « 0 » et « 1 »
- X = 0 : aucune appartenance à A
- 0 < X < 1 : appartenance partielle à A
- X = 1 : appartenance totale à A
- La caractéristique de flou d’une variable est liée à une référence à un
ensemble :
- V exprimé en Kmh n’est pas flou
- V qualifié de « élevé » est flou
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- Les variables floues sont présentes partout :
- Elles représentent l’expression des variables dans le langage de tous
les jours
- Elles permettent de communiquer et de traiter des appréciations
personnelles
- Elles permettent de traiter des informations imprécises et incomplètes
- La logiques des variables floues possède ses propres règles
- Par exemple l’intersection de deux variables floues est égale à la plus
petite de ces deux variables
- Les applications de logique des variables floues sont très nombreuses :
- Systèmes de contrôle des ascenseurs, des machines à laver, des
automatismes de sécurité des automobiles…
- Les systèmes de contrôle à logique floue sont réalisés avec des
microprocesseurs classiques.
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- Contributions de la logique du flou à l’étude des systèmes complexes :
- Définition des règles de comportement des agents plus proches du réel
que celles obtenues avec les outils classiques.
- Les agents du monde vivant perçoivent les stimuli reçus comme des
variables floues : il fait plus ou moins chaud, une menace est plus ou
moins grande…
- Enrichissement des méthodes de simulation à partir des agents
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- Mémétique : étude de l’évolution des idées et des cultures en appliquant
les lois de l’évolution darwinienne
- Mème : idée, comportement, élément culturel
- Les mèmes se transmettent de personne à personne, évoluent, se
renforcent ou disparaissent.
- Le mème est à la culture, aux idées ce que le gène est à la biologie
- Exemples de mèmes :
- images associées à des épisodes de l’histoire
- musique que l’on ne peut chasser de son esprit
- proverbes, dictons, aphorismes
- modes, engouement
- identité d’un groupe : ensemble de mèmes (méméplex) partagés
- Une culture peut être assimilée à
un ensemble de mèmes
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- Contributions de la mémétique à l’étude des systèmes complexes :
- Modélisation informatique des systèmes sociaux ( en émergence)
- Étude de la propagation des idées, des messages de propagande
- Applications marketing : génétique des marques, publicité
- Science en émergence qui semble intéresser plus les entreprise que les
scientifiques
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- Ensemble des mécanismes générant l’apparition reproductible de
structures et contrôlant leurs formes. Exemples :
- Processus de développement des formes d'un organisme et des organes
durant l’embryogénèse (+ tératologie)
- Processus de formation du relief de l'écorce terrestre
- Processus de création d'un ensemble de formes urbaines (morphogenèse
urbaine)
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- Les précurseurs
- D’Arcy Wentworth Thompson (1917 : On Growth and Forms)
- Alan Turing (1952: The Chemical Basis of Morphogenesis),
- René Thom (fin 60 : Stabilité Structurelle et Morphogénèse)
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- Des objets d’une grande complexité peuvent être créés à partir de règles
extrêmement simples :
- Mandelbrot set : Z(next) = Z2 + C (Z
nombre complexe)
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- Suite de Fibonacci
- N(enxt) = Np + Np-1 : 0, 1, 1, 2, 3,
5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144…
- elle est assez fréquente dans les règnes Végétal et Animal;
- La pomme de pin a 21 spirales dans un sens et 34 dans l’autre.
Ces deux nombres sont 2 voisins de la suite de Fibonacci
- Et dans l’ananas et le tournesol
- la suite de Fibonacci ne se trouve pratiquement pas dans le règne
Minéral et chaque fois qu'on la rencontre dans le monde du vivant, il
se trouve des espèces plus ou moins proches qui ne s'y conforment pas.
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- Règles permettant de :
- Comprendre pourquoi certaines formes et patterns sont plus probables
- Etudier les forces génératrices d’émergence
- Affirmer que la sélection naturelle ne s’applique pas à des formes
produites par pur hasard mais uniquement aux formes probables
- Comprendre pourquoi des organismes, plus complexes que la taille mémoire
du génome ne le permettrait, peuvent être produits
- Mettre en évidence l’universalité des patterns et des règles,
c’est-à-dire l’indépendance du substrat et du domaine :
- Les règles vont être les mêmes
- pour un fluide chauffé, un réseau d'agents logiciels, une termitières
ou un groupe humain...
- Pour la vie à base de carbone, d’autres matériaux, l’informatique sur
silicone
- Il semble que la matière et la forme aient chacune leurs lois
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